Catherine et les sortilèges – 8

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Catherine et les sortilèges – 8Dessin de Clovis d’après Henri Gervex.Episode 7 : https://fr.xhamster.com/stories/catherine-et-les-sortil-ges-7-9711361Si vous voulez recommencer depuis le début : https://fr.xhamster.com/stories/catherine-et-les-sortil-ges-1-994580A tout le moins, excentrique fût le premier euphémisme qui vint à l’esprit de Catherine quand le Sar Bab Azoun lui tendit la main pour la saluer. L’homme, dont l’âge canonique était difficile à déterminer, rayonnait en permanence d’une aura euphorique, comme s’il était tombé petit dans une cuve de Boulaouane. Il portait une veste jaune sur une chemise d’un bleu céruléen, d’où descendait depuis le col une cravate d’un rouge fruité. Avec un fort accent pied-noir, il invita la jeune femme à s’asseoir. « C’est une amie commune, Aïda, qui m’a donné vos coordonnées » répondit Catherine quand il l’interrogea sur la raison de sa visite.-Il faut que je vous précise certains points, des points qui ont une importance, dit le Sar Bab Azoun. Je ne suis pas un voyant marabout guérisseur, un illuminé, non, non. Je me qualifierais plutôt de spécialiste de l’étrange. Je ne vous cacherai pas que, au cours d’une vie fort longue et, par ma foi, plutôt bien remplie, j’ai assisté à des phénomènes inexpliqués, je me suis retrouvé dans des situations tantôt cocasses, parfois effrayantes, bien au-delà de l’imagination humaine.Catherine, décontenancée par cette entrée en matière, conserva le silence. L’homme reprit :-Racontez-moi tout.-Eh bien, je crois que je suis victime de possession. Il y a de cela quelques semaines, j’ai acheté une statuette chez un antiquaire, un démon à pieds fourchus, et, depuis ce moment, mon comportement a changé, je me réveille en pleine nuit, paralysée. J’ai la sensation qu’il y a quelqu’un dans la pièce, qui m’observe. C’est absolument terrifiant.-Eh bien ! Vous connaissez sans doute l’immense psychologue Carl Gustav Jung ? Selon lui la plupart de nos troubles entrent en résonance avec des mythes primitifs. Dans le cas présent, je ne peux m’empêcher de penser à Nocnitsa, l’esprit du cauchemar qui s’assied sur la poitrine de sa victime endormie. Son pendant dans la mythologie hébraïque est Lilith, la première femme d’Adam, la grande avorteuse. Vous n’avez jamais subi de fausse couche ?-Euh… non.-Autre chose ?-Je fais des rêves étranges.-Des rêves éveillés ?-Oui.-Pardonnez mon audace, chère Madame, mais ces rêves ont-ils un caractère illegal bahis sexuel ?-Tout à fait, répondit Catherine.Le Sar Bab Azoun, les coudes posés sur le bureau, croisa les mains devant son visage et ferma un instant les yeux. Quand il les rouvrit, Catherine décela un changement, comme si une énergie nouvelle s’était emparée de lui.-Vous devez me faire le récit aussi détaillé que possible de vos rêveries.Catherine lui parla de la prostituée, du bordel de Madame Auzoux, du jeune et ténébreux sculpteur.-Voilà qui me parait des plus intéressant ! dit le Sar. Je dois vous confesser que je suis athée, Madame. Je ne crois pas vraiment en une entité divine extérieure à l’homme. La force qui nous anime, la pulsion, est la seule vérité en ce bas monde. L’esprit est capable de surmonter la mort et cette puissance qui nous dépasse remonte parfois à d’autres vies !-Je ne vous suis plus…-Je vais devoir être plus explicite. Je pense que cette autre Catherine, pauvrette exploitée dans une maison de passe il y a plus d’un siècle, a réellement existé. Oui, cette femme, c’était vous ! Vous en êtes la réincarnation.Catherine, abasourdie, prit un peu de temps pour assimiler ce qu’Azoun venait d’affirmer. En y réfléchissant, cette explication n’était pas plus farfelue que la possession démoniaque…-A notre décès, nos souvenirs sont effacés, comme un disque dur que l’on formate, pour utiliser une image moderne. L’âme qui vient habiter un nouveau corps à la réincarnation suivante est une page blanche. Mais il arrive parfois que les traumatismes de nos vies antérieures soient si terribles, si violents, qu’ils laissent une empreinte indélébile qui rejaillit sur notre vie présente. Afin de vous aider, nous allons malheureusement devoir vous faire revivre d’autres événements du passé. Pour cela, une seule méthode, scientifique et éprouvée : l’hypnose. M’autorisez-vous à procéder ?-Quels sont les risques ?-En principe, vous ne craigniez rien. Bien sûr, les souvenirs peuvent s’avérer désagréables mais pas plus que de se rappeler une visite chez le dentiste. Dans certains cas, exceptionnels je vous l’affirme, le sujet peut présenter des stigmates sans gravité qui disparaissent assez vite. Il faut que je vous dise également que tous les individus ne répondent pas de la même manière à la suggestion et il arrive que des personnes résistent totalement à l’hypnose. Alors, procédons-nous ?-Allez-y.-Bien. Vous allez prendre illegal bahis siteleri place sur ce divan. Fermez les yeux et détendez-vous. Concentrez-vous sur les jambes. Vos muscles se ramollissent peu à peu. Partez du bout des doigts de pieds pour remonter jusqu’au haut des cuisses. Maintenez imaginez que vous êtes couchée dans un lieu très doux, un lit de coton ou un matelas de duvet. Vous vous sentez bien. Vous partez en voyage. Où allez-vous ?-Dans une chambre.-Décrivez-là moi.-Il y a de grands miroirs au plafond et je me vois dedans. Je suis nue, couchée dans des draps de satin blanc.-Etes-vous seule ?-Non, il y a d’autres personnes dans la pièce. Un homme et une femme.-Pouvez-vous les nommer ?-Oui. Frida la Rousse et Etienne Blanchard.-Et qui sont-ils ?-Etienne est un jeune sculpteur. Frida est une prostituée.-Et que faites-vous dans cette chambre tous ensemble ?-Frida se tient debout. Elle est très belle. Le bas de son corps est couvert d’un drap, comme une vénus antique. Sa chevelure est rassemblée en chignon. Ses seins sont libres et je ne peux que les admirer. Sa poitrine est blanche, vaste comme un continent et parcourue de fins vaisseaux bleus comme autant de rivières. Les larges mamelons dressés, rouges comme des fraises, en sont les montagnes. Ce sont là les paroles d’Etienne. Je ne suis qu’une catin sans éducation, incapable de telles envolées lyriques. Dans sa main droite, Frida tient une pomme.-Et le sculpteur ?-Il est assis dans un fauteuil, un carnet de croquis sur les genoux. Il dessine au fusain. Sa main est vive, ses gestes précis. Pourtant je vois à sa moue qu’il a autre chose en tête. Je dis que je m’ennuie, que j’aimerais que l’on s’occupe de moi. Il rit. « Défais donc ton chignon, Frida. Abandonnons l’académisme pour de petits jeux à la Rodin » dit-il. Les cheveux rouges de Frida se répandent sur ses épaules. En les libérant, elle lâche le drap si bien que son pubis flamboyant est exposé, les larges boucles dissimulant à peine des lèvres brunes et discrètes. Je me découvre un nouvel appétit pour elle. Nous ne l’avons jamais fait ensemble. Etienne lui dit de se coucher à côté de moi et d’écarter les jambes. Il la dessine et pendant ce temps, moi, j’admire ses parties honteuses. J’ai l’eau qui me monte à la bouche, comme devant une viande juteuse et dorée. Je me rapproche d’elle, lui caresse la joue. « J’ai envie de toi » lui dis-je. Elle ne répond pas, se canlı bahis siteleri contente d’avancer les lèvres. Nous nous embrassons. Je place une main en coupe sous un de ses seins. Etienne nous dit de faire comme s’il n’était pas là. « Tu es bien enjoué, sculpteur » dit Frida avec son charmant accent germanique. « Comment ne le serais-je pas devant un tel spectacle ? » répond-il. Je prends un des tétons de la rousse en bouche, le suce, le lèche, l’asticote. Il y a autre chose, selon elle. Je caresse son ventre, franchis le mont de Vénus. Elle s’arque pour venir à la rencontre de ma main. Son sexe est humide. Elle soupire. Mais elle est têtue, quand elle a une idée en tête, rien ne la fait dévier de son but. Etienne l’a bien compris et il finit par satisfaire sa curiosité : « j’ai rencontré un saint homme. Il m’a fait oublier mes doutes. Avec lui, ma postérité est assurée ». Frida se met à rire, d’un rire grave et moqueur. J’ai posé ma langue sur ses lèvres d’en bas. « Alors tu as signé un pacte avec le Diable ? Dis-moi de nous deux qui est ta Margaret ? » Je ne comprends pas ses paroles, je n’ai pas les références. Le clitoris de Frida érigé danse sous mes coups de langue. Les deux mains cramponnées aux draps, elle est sur le point de céder. Quand elle jouit, elle dit mon prénom, plusieurs fois.-Votre prénom ?-Oui, Madeleine. Je m’appelle Madeleine.-Je crois que cela suffira pour aujourd’hui. Vous allez maintenant revenir à la conscience pleine et entière quand je claquerai des doigts.Catherine cligna des yeux et reprit ses esprits. La séance s’estompait progressivement, comme le souvenir d’un rêve. Elle proposa de l’argent au Sar qui lui répondit qu’ils n’en avaient pas fini, loin de là, et qu’elle ne le paierait qu’une fois son problème résolu. Elle le remercia et prit congé.Une fois arrivée chez elle, elle se jeta sur son ordinateur portable. Aucun article sur Etienne Blanchard ne figurait dans Wikipédia mais elle ne s’avoua pas vaincue pour autant, elle avait d’autres astuces dans la manche. Elle poursuivit ses recherches sur les sites d’enchères qu’elle connaissait bien et finit par trouver la photo d’une statuette de créature signée Blanchard, une gargouille dans le style de Jean-Joseph Carriès qui ressemblait beaucoup au démon dont elle avait fait l’acquisition. Mais ce n’était pas là le plus intéressant. Un collectionneur avait posté une série de croquis de l’artiste. Des femmes nues, au fusain, dans des postures érotiques. Parmi elles, un couple enlacé. Elle reconnut aussitôt Frida. Et l’autre femme, sans doute possible, était son portrait craché. Catherine referma l’ordinateur d’un geste brusque. Elle tremblait de tout son corps.

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